25 avril 2006

Inde 3 : le Sikkim himalayen

















Les enfants du Kangchenjunga

Pas d’aéroport ni de train pour le Sikkim : quelle chance !
Des jeeps bondées sur des routes qui sillonnent des forêts de bambous, des sentiers de pèlerins qui gazouillent et cigalent, des chemins de guingois où l’Inde a le temps de se métamorphoser lentement. Les vaches sacrées se changent en yaks, les plaines désertiques ou fertiles deviennent plantations de thé, collines, monts, Kangchenjunga… Les visages s’arrondissent et la peau se tire tant que tous les Sikkimais ne peuvent s’empêcher de rire naturellement, les yeux bridés de bonheur.

Bouthias, Népalis ou Tibétains : les peuples les plus doux de tout le périple – pas d’indiscrétion, pas de fausse pudeur non plus, mais juste des sentiments tout naturels qui vous font plaisir d’être un homme comme un autre, simplement.

Sur la colline de Kacheoparli, le lama Pala, ancien cuisinier du Dalaï Lama, équeute les pois avec sa dernière fille de dix ans – celle qui, selon ses prophéties, sera la mère de sa prochaine réincarnation. Parmi les hauts drapeaux et les prières tibétaines, de petits bonzes chantent, prient, ramassent les feuilles ou arrangent les plis de leur robe lie-de-vin.

Une Inde tranquille, bouddhiste, pas trop peuplée et même extrêmement propre… et pourtant, c’est encore l’Inde.
Un subcontinent, plus d’un milliard d’Indiens c’est bien suffisant pour ne plus oser de trop sottes généralités, non ?

24 avril 2006

Inde : Gitans du Rajasthan 2



Foulli, la « Princesse des Rats »



Parmi ces enfants de l’exil, souvent trop fiers ou trop « intouchables » pour être approchés, il est une petite famille de Bhopas qui a construit sa hutte de boue parmi les rats de Jaisalmer.

Si vous voyez briller l’éclat d’un bracelet ou le reflet soyeux d’une robe vermillon, c’est que Foulli est là, et que ses deux filles doivent être accrochées à une main ou un bout de sein.

Comme le médecin lui demandait 10’000 roupies pour une césarienne (200 euros, le salaire d’un an pour ces intouchables), elle s’est couchée dans un coin de tente et a laissé œuvrer le couteau de cuisine de la voisine… Son premier fils n’a donc pas survécu à cette boucherie : Foulli avait juste seize ans.

Mais Dungra, l’époux que son père lui a choisi, ne boit pas et aime autant ses enfants que sa femme – la fragile roue de la chance avait donc tourné. Depuis qu’il s’est imaginé m’enseigner l’art de son étrange violon Bhopa, ils ont même un gamin de plus. Car c’est avec ces frères d’exode que j’ai passé mes jours et mes nuits au pays des Maharajas, là où les vraies princesses ne sont pas celles que l’on croit.

Deux mois après les avoir quittés, je suis déjà revenu les voir : ils allaient reprendre la route. Et je les retrouverai encore sur la poussière des grands chemins, lorsque la mousson les aura chassés plus loin et que je reviendrai de la Chine et du Pakistan : j’ignore bien où, ni réellement quand, mais je les retrouverai, je l’ai promis.

Retrouvez vous aussi Foulli et les « Gitans du Rajasthan », dans les reportages de Passe-Moi les Jumelles, le 24 mai prochain sur la TSR (Télévision Suisse Romande 1 et 2).

Inde : Gitans du Rajasthan 1






























Gitans du Rajasthan 1

Il est enfin un pays pour les vauriens, les poètes et les baladins…


Les gitans du Rajasthan ne sont ni Brahmanes ou prêtres (la plus haute caste indienne), ni Ksatriya ou princes guerrier (seconde des quatre castes), ni commerçants Vaisya, ni de simples hommes à bras Sûdra. En fait, selon le système des « varna » (qui signifie « castes » ou « couleurs »), ils font partie de la vaste population indienne des intouchables et la société n’attend rien de leur part. Des troubadours, des va-nu-pieds, des bon-à-rien...
Mais ces hors-castes ont encore une sorte de violon, une danse ou un chant improvisé sortis tout droit des origines gitanes : Nat acrobates, danseuses Kalabilias, marionnettistes Bhopas, charmeurs de serpent Jogis, rétameurs de chaudrons, danseurs d’ours ou musiciens Manganyars, leurs arts de parias égaient toujours la cour des Maharajas. On les nomme d’ailleurs « Kalakar », puisque, depuis que les Dieux jaloux les ont jetés sur la poussière des routes, ils sont « artistes ». Alors on s’entend à merveille. Souvent nomades, mais sans troupeau, ils allaient déjà de village en village animer les cérémonies de toutes les castes bien avant nos propres tziganes.

Car c’est bien de ce Rajasthan que sont partis tous les gitans de la planète, il y a maintenant plus de mille ans.



08 mars 2006

Pakistan 4 : Désert du Cholistan




Quand la vie nous prend tout notre temps

J’écris dans la cour, sur ce lit de corde qui me tient à l’écart des scorpions depuis presque un mois. Les gosses viennent, m’empruntent le stylo pour quelques tatouages maladroits, et repartent. Un âne passe. Une chèvre sort de ma chambre en crottant, un confetti de poème aux lèvres, c’était un poème pour une amie :
...
Et les éperviers, sur le bar des toits en rang d’oignons
Les bœufs à bosse préhistorique, lente, résignée
Et les dromadaires qui ruminent des anciennes étoiles
Si hauts, si pendus au ciel
Que les coussins de leurs pieds touchent à peine le sol
Tout est ton sur ton, surpeint de poussière
Ou alors sous un glacis d’or
Ciel cannelle, chacals, fennecs, scorpions
Serpents en habit de camaïeux crème
Points d’eau craquelés comme peau d’éléphant
Terre si basse que l’ombre des dromadaires fait la moitié du désert
Acacias achevant de coudre ciel et terre en points d’étoiles noirs
L’horizon n’est plus qu’une cicatrice de velours

Le monde est une sphère
Qui nous entoure
Où on se perd

Pakistan 3 : désert du Cholistan

Désert du Cholistan: des airs de dromadaire

On pense d’abord que tous les chameliers sont comme ces Rajasthanis indiens qui se contenteraient du prix de quelques thés pour vous emmener au vous désirez. Eh bien pas dans la partie pakistanaise du désert du Thar (nommée Cholistan, « patrie de ceux qui se meuvent » et donc enfin « Nomad’s land »). Non, car ici on a bien mieux à faire : dormir avant tout, dormir et suer un peu quand on en a la force. Alors j’étais finalement parti seul dans ce désert du Cholistan avec un dromadaire. Je savais qu’il se nommait Mafi et qu’en tirant sèchement sur les brides avec un raclement de gorge, il devait s’asseoire. Mais il n’a pas voulu, alors on a marché, longtemps… jusqu’à ce qu’un autre corsaire de ces vagues de sables veuille bien m’aborder et me guider chez lui.

Son village se nomme Derawar Fort, en raison des bastions qui avaient servi, des siècles durant, à protéger le royaume des Princes et des Nawabs. Mais il n’est plus dès lors que les chacals et les bandits qui hantent le désert. Les bandits, et la famille de Mohammed Shafik accrochée à sa mosquée plus encore qu’à son puits.

15 janvier 2006

En Nomad's Land 6 : le bonheur paien



Pakistan 2 : Le mystère des Kalash

Les mains gainées, noircies à ne plus les reconnaître, toutes tailladées de froid et des travaux kalashas, le corps juste lavé par l’aube à l’eau des moulins, je suis chaque semaine plus terreux, à chaque cérémonie plus béni du sang des chèvres immolées. Chaque jour ma peau ressemble plus à l’écorce des vieux chênes, et j’ai pourtant le cœur si léger… D’ailleurs, à force de chapatis (galettes de blé non levées) mon odeur a changé : je sens le vieux bois et le suint des chevreaux.

Ces Kalashs sont les derniers « Kafirs » (païens) de l’Indukush. On les dit en effet « infidèles », puisqu’ils ne sont pas musulmans ; on les dit encore chamanes ou descendants d’Alexandre de le Grand et fruit du plaisir de ses soldats, mais les Kalashs sont avant tout de ces Ariens nomades qui ont jadis posé leur exode avant les plaines gangétiques. Cause de leur persécution, ils ont surtout la folie de croire à cette brave vie qui se joue à chaque instant sous nos yeux et se font un vrai culte de la fêter.
Pourtant la pression musulmane entraîne chaque année de nouvelles conversions ;
chaque jour la culture kalasha et sa tradition orale doivent luter pour que soient régénérés les saisons, les pâturages, les âmes, pour qu’ils puissent encore exister.
Je suis là, dans une chaumière enneigée, près de ce col de la frontière pakistano-afghane dès lors fermé pour des mois, là, le sourire gelé sur le visage, tant je suis heureux, et tant il fait froid. Un mois captif de cette chaleur qui retient les cœurs, qui les empêche de geler pour de bon, et maintenant bloqué par la neige.

En Nomad's Land 5: chez les chamans kalashas


Festival Paien

Dans cette vallée reculée de la frontière pakistano-afghane, Bhutto, sa femme Nasim Begin et ses cinq enfants m’ont accueilli dans leur petite chaumière le temps de leur festival du Chaumos. Trois semaines durant, danses, brasiers de genévriers, chants ancestraux, sacrifices de chèvres et autres cultes ont rythmé les journées pour préparer la venue du divin Balémaïn.
Une nuit à modeler des statuettes en pâte de pain pour les immoler le lendemain à coups de pierres. Un jour à danser, un autre à
laver les vêtements de toute la tribu avant d’entamer les grands nettoyages du solstice, puis l’on entoure le village de fumée afin d’achever les purifications et le fermer à tout étranger. Pour y demeurer, il me fallait acheter un bouc et le sacrifier afin que son sang me purifie. Ce soir, trente autres chèvres suspendues dans la nuit offrent leur gorge à la pleine lune : la neige est bleue et rouge, la terre tremble à nouveau ici au Pakistan pour annoncer l’arrivée du Dieu
Mais des chants, de la danse à enhardir le printemps : une vieille édentée tournoie dans la parade des villageoises, yeux clos,
mains levées vers le ciel afin de recevoir les derniers mots des Dieux, et elle reprend les mêmes pas des dizaines de refrains durant, puis sa tête tombe comme si son esprit s’en était allé du côté des génies, comme s’il avait retrouvé la voie des chamanes sur les montagnes interdites, comme s’il avait oublié la fête et les chants, alors, vraiment, vous croyez à la transe.

En Nomad's Land 4: en tribu Qashqa'i



Iran 2: des montagnes du Zagros vers les dunes

Alors, d’une minorité à l’autre, on se retrouve à un coup de vent du golfe persique à faire naître des chevreaux pendant que la vieille Djéran fume le qalyan en attendant que cuise la soupe. Mère, grand-mère, arrière grand-mère ? Djéran n’a pas d’âge, tout comme sa tente de laine brune qu’elle rapièce en voyant venir la pluie, tout comme sa satanée tambouille, et comme cette tradition de quitter les montagnes du Zagros dès qu’éclot le premier chevreau – ce sens de la migration qu’avaient déjà les rois de Persépolis, il y a 2500 ans, cette culture de l’exode qui se perd lentement…
Même si le professeur ne vient plus à cheval depuis que la majeure partie de ses frères nomades s’est sédentarisée et si la famille de Djéran refuse encore les nouvelles tentes de toiles et les maisons de briques, elle a pourtant insisté pour m’emmener au mariage de ses cousins « trop civilisés ». Les hommes fument d’un côté, alors que les femmes dansent de l’autre. Puis c’est au tour des jeunes loups de jouter à coups de bâtons pour séduire les danseuses et, qui sait, en brisant assez de genoux, conquérir l’une d’entre elles, l’épouser l’hiver prochain et enfin pouvoir lui parler.

Trois jours de noces dans les nasillements du saz, les coups de bâtons ou de fusil, trois jours où Djéran retrouve une culture qu’elle croyait perdue.

08 décembre 2005

En Nomad's Land 3: Kurdistan iranien


Iran 1: Tabriz, Kurdistan, Isphan, Shiraz, Yazd...

A l’approche de la frontiere (desole pour ces mots sans accents, on fait avec ce qu'on a, ici), les femmes du bus s’agitent et, le temps de voir tomber la nuit sur le soleil de leur visage, elles sont en "tchador" (litteralement "tente" en farsi).
Le Tabriz ou Nicolas Bouvier a sejourne tout un hiver ne donne plus guere envie: ville industrielle sans plus de vie que de pretentions, sans plus de souvenirs. On y parle tantot l’azeri, le turc, le kurde et parfois le farsi. Mais son bazar annonce deja l’architecture de tout le pays: des grandes coupoles en briques, boue ou pise (pour conserver un peu de fraicheur l’ete et la chaleur des bons thes l’hiver) que l’on retrouve du Kurdistan aux deserts de Yazd.

Par meconnaissance, on dit les kurdes mechants et tendancieux, alors qu’ils sont tout bonnement enclins aux faceties et que leurs pantalons bouffants serres par une large ceinture de toile leur donne des allures de califes. Pourtant, en Iraq, en Turquie autant qu’en Iran, ils n’ont guere droit de citer et compensent leur triste reputation en vous invitant a tors et a travers, pour un the, un repas, le mariage de vagues connaissances, une nuit sur un tapis qui a servi de canape, de table, puis, le temps de tirer un peu les dechets de pain plat, de lit.
Apres dix jours de leur hospitalite, il fallait y rester eternellement ou fuir a la sauvette.

30 octobre 2005

En Nomad's Land 2 : Vers l'Iran


Turquie 2 : Yusufeli, Tekkale, Erzurum, Dugubayezit...

En plein Ramadan, ce fut une journée peu orthodoxe avec des Géorgiens croisés en plein culte dans une basilique en ruine : à chacun de leurs toasts, il faut vider d’un trait ce bon vin blanc au goût de fumée et de musc que l’on voudrait déguster lentement, comme un soleil retrouvé dans l’hiver au nez du Ramadan. Et pourtant il faut encore faire honneur à chaque bénédiction, à la famille, l’amitié, la paix dans le monde et les filles si jolies sans leur foulard… Puis les cœurs échauffés se doivent de chanter. Alors il faisait un peu saoul, ce soir-là, dans le village perdu de Tekkale, tout au Nord-Est de la Turquie.
De retour dans la neige de Erzurum, on mange, boit et fume avant et après le jour, sans quoi ces rudes montagnards vous semoncent et lèvent une large paume de maçon. Et pourtant, il est toujours un infidèle qui vous dit « camouflage » en riant et vous emmène vers un thé fumant pour griller nerveusement trois cigarettes. C’est sur votre épaule que retombe cette fois la main, avec un clin d’œil complice.


Ce matin, après le repas de 5 heures – pain plat, lait aigre, mouton, baklavas - il ne manquait rien au bonheur devant ce troupeau descendu du mont Ararat. Noé pourrait en redescendre et le déluge revenir que rien ne saurait me faire bouger de là.
Quel temps fait-il à Tabriz, et dans les déserts d’Iran ? Est-ce que l’on marmonne aussi « Güzel » (c’est beau !) en lâchant une larme au Pakistan, en Inde, au Sri Lanka… Bientôt je le saurai, le temps de trois saisons, ou d’une année. Bref, le temps qu’il faudra...

Alors à tout bientôt, mes amis.

En Nomad's Land 1: Un moıs de Ramadan



TURQUIE
Liddes, Munich, Vıenne, Bucarest, Istanbul, Erzurum, Trabezon, Yusufeli, Tekkale...

« Morte saison ! bruissent les sorbiers aux joues couperosées. Temps de partir à nouveau pour les nomades ». Quitter un hiver pour un autre : 53 heures de train vers Istanbul avec pauses Tokay… et s’affaler enfin dans une chambre de bonne en attique avec les métamorphoses de la basilique Ste Sophie pour éclairer les réveils. Le muezzin annonce la première prière, l’aurore est tendre à vous tirer des larmes, alors on filme, prend cent photos à s’en geler les doigts, puis il faut bien avouer que la vie est plus forte, immédiate, la vraie vie qui sent le thé et l’écume, celle qui ne s’enferme ni ne se grave, celle qui dépasse en largeur et en profondeur toute image...

Dans ce nouveau train qui m’emmène entre les collines de l’Anatolie, on fait encore de la fumée en soupirant d’aise, et mon vieux voisin s’échine à combler ma chaussure de ses écorces de graines de courge, pourtant il fait bon vivre. À voir ces maisons clairsemées sur les montagnes enneigées, on se demande où l’on dormira demain. Et cet enclos à moutons dans la brume de leur souffle, et le sentiment secret que chacune de ces fumées trahit de la chaleur, de l’intimité silencieuse : tout vous prépare déjà aux fortes tapes dans le dos, aux pognes gigantesques, aux bonnets de fourrure, au suint de l’hiver. Car on arrive à Erzurum, 2000m d’altitude, et les brocs gèlent dans les chambres.
Vers les anciennes vallées géorgiennes, il fait meilleur vivre paraît-il ! Alors allons-y : quand on a le seul luxe du temps, une camionnette ou des jours de marche suffiront.

31 juillet 2005

Carnet de Route




Gaël Métroz
 
Rière Ville 20
1945 Liddes (VS)
reporter (Tv, Radio, Presse écrite)
Réalistateur


Formation Lettres (français, philosophie, histoire de l’Art)
à l’Université de Lausanne jusqu’en mars 2004.

Prix littéraires Prix de la Sorge, 2004.
Premier prix suisse du concours international de la nouvelle.
Sélection du Prix du Jeune Écrivain francophone 2004.

Spectacle Création et mise en scène de la pièce L’enfant Déchu, ainsi que jeu de plusieurs pièces au Théâtre du Martolet.

Voyages et publications


De mars à août 2004, « Sur les traces de Rimbaud », Éthiopie-Soudan-Égypte.

Une semaine de carnets de route pour "Un dromadaire sur l’épaule" à la Radio Suisse Romande la Première.

13 articles dans Le Nouvelliste.

Film « L’Afrique de Rimbaud » (52 minutes) diffusé en conférences et, dès février, sur les chaînes européennes et en dvd chez Elytel Dvd Pocket .

D’avril à mai 2005, Myamnar ( Birmanie)
Une semaine de carnets de route pour "Un dromadaire sur l’épaule" à la Radio Suisse Romande la Première

Articles dans Le Nouvelliste.

Dès octobre 2005, en Nomad’s Land, « Sur la route de Nicolas Bouvier et des tziganes », huit à dix mois entre Bulgarie, Turquie, Iran, Pakistan, Inde…

Six émissions pour "Passe-Moi les Jumelles" (Télévision Suisse Romande), dès janvier 2006.

Plusieurs semaines de carnets de route pour"Un dromadaire sur l’épaule" à la Radio Suisse Romande la Première.

Articles dans Le Nouvelliste.

Film « Nicolas Bouvier et autres nomades », à monter et réaliser au retour du périple, dès automne 2006.

07 juillet 2005

L'Afrique de Rimbaud


"L’Afrique de Rimbaud"
Film documentaire de Gaël Métroz
musique Julien Pouget
De retour de six mois africains, et en complément à ses articles parus (Le Nouvelliste, Temps…) ainsi qu’à sa semaine radiophonique (dans Un Dromadaire sur l’épaule, RSR la Première), Gaël Métroz vous annonce la sortie européenne de son film documentaire l’Afrique de Rimbaud sur Dvd (chez Elytel DVD POCKET) et sur les petits écrans.

Dans cet itinéraire poétique sur les traces mythiques de Rimbaud, il sera aussi question de d’ethnologie, de géographie et d’aventure : aventures d’un train éthiopien moribond, celles d’une tribu hammer perdue nulle part dans la savane, celles encore des mille frasques de voyage, des rencontres inattendues, et des longues marches dans le désert, des rares felouques, des ânes affectueux…

En effet, 52 minutes durant, vous remonterez le Nil du Caire à ses sources éthiopiennes, en passant par l’Égypte, le Soudan, leurs rites, leurs chants. Puis vous atteindrez enfin Harar, l’étrange retraite abyssine du poète.

Alors partez avec nous sur les traces du « Passant considérable » ! Suivons le là-bas, dans cette Afrique bigarrée, comme si sa poésie devait le rattraper malgré lui, de jadis à aujourd’hui.

Bien à vous, et, dans l’espoir que nous pourrons unir nos rêves dans la perspective de cette aventure, je joins toutes mes espérances aux mots du poète:

« Merci du cœur », comme il disait.
Gaël
Gaël Métroz
Rière Ville 20
1945 Liddes